Habiller son enfant de façon éthique

Vous l’avez sans doute compris en lisant entre les lignes de certains articles, je suis sensible au mode de vie éco-responsable. Réduire ses déchets, consommer local, éviter la surconsommation et le gaspillage, … Il y a de quoi faire ! Alors j’essaye régulièrement d’adopter une nouvelle habitude ou un nouveau geste dans ce sens.

L’arrivée de Nathan n’a fait que renforcer cette envie. Nous espérons le voir grandir dans un monde plus juste et plus propre (dans tous les sens du terme). Et puis, ce sont des valeurs que nous souhaitons lui inculquer alors la première chose à faire est de lui montrer le meilleur exemple possible.

T-shirt et legging achetés d’occasion

Pour ma garde-robe

Une des habitudes que j’ai adoptée depuis quelques années maintenant est de limiter au maximum l’achat de vêtements made in Bandgladesh ou made in China au profit de ceux fabriqués en Europe. A côté de ça, j’ai déserté les grosses chaînes, telles que Zara, qui, en plus de fabriquer leurs vêtements dans des conditions humaines et écologiques déplorables, sous-payent leurs employés pour s’en mettre plein les poches grâce, entre autres, à de l’évitement fiscal… Sans oublier qu’ils prônent la fast fashion qui consiste à vendre des vêtements à durée de vie très limitée et à nous faire croire qu’il nous faut absolument ces nouvelles « it-pièces » incontournables, qui seront bien sûr très vite démodées.

Bien entendu s’habiller de façon plus responsable a un coût… Certes il est justifié (il n’est pas normal de payer un t-shirt 4€), mais cela a un coût malgré tout. Ma solution : la capsule wardrobe. Ne plus avoir une garde-robe qui déborde, avoir uniquement des pièces qui nous plaisent et qui nous vont, pouvoir associer un maximum de vêtements ensemble, favoriser la qualité, … Bref, pour résumer de façon ultra simpliste : acheter moins mais mieux.

Pour la garde-robe de Nathan

C’est bien joli tout ça mais on fait comment lorsque les vêtements de son enfant deviennent trop petits en quelques semaines/mois à peine ? Et qu’il a besoin d’un certain nombre de pièces dans son dressing : tourner avec 3 tenues n’est clairement pas faisable ! En effet, Nathan ne peut que rarement porter deux fois le même vêtement sans un passage à la machine (et c’est tant mieux, c’est qu’il s’amuse et découvre plein de choses). Pour être honnête, durant les premiers mois, je pensais que ce n’était pas réaliste de faire uniquement des achats responsables pour les vêtements de Nathan. Je ne trouvais que quelques pièces à la fois en brocante et je n’avais pas les moyens d’acheter uniquement des vêtements de marques éthiques à une telle fréquence. J’allais donc, en plus de l’achat en 2e main, dans les grandes chaines. Mais, petit à petit, je me suis dit que c’était quelque chose qui me tenait vraiment à coeur et j’avais envie d’essayer d’y arriver !

L’achat en deuxième main

La meilleure façon de consommer responsable est, bien entendu, l’achat en seconde main ! Plus des 3/4 des vêtements que nous avons acheté pour Nathan sont de 2e main. Il y a beaucoup de ventes pour enfants en seconde main mais, on ne va pas se mentir, parmi celles-ci il y a du mauvais goût et/ou du mauvais état. Mais croyez-moi, il y a moyen de dégoter de très chouettes tenues pour un prix dérisoire ! Je favorise les vide-dressing avec dépôt au préalable. De cette manière, les vêtements sont classés par taille et il suffit donc de se rendre aux tables adéquates pour trouver son bonheur : simple et efficace ! Je suis également sur plusieurs pages « vide-dressing enfant » sur Facebook et je regarde 1 à 2 fois par mois sur le site 2ememain.be. Sur ce site, je fais principalement des recherches de marques qui me plaisent pour faire le tri dans les vendeurs. De cette manière, j’ai acheté plusieurs pièces 1+ in the family, Emile & Ida, etc.

Dans tous les cas, je regarde pour la taille que Nathan met à ce moment-là (s’il me manque des pièces bien sûr) en ayant bien en tête sa garde-robe (histoire de ne pas me retrouver avec un pantalon qui ne va avec rien) et la taille au-dessus. Actuellement, Nathan porte du 18 mois mais j’ai déjà pas mal de choses en 24 mois. Car le secret c’est d’anticiper

Anticiper la taille suivante

Acheter en seconde main prend du temps. Parfois, on se rend à une brocante et on trouve juste 2 malheureux bodys. Pour ma part en tout cas (mais je suis peut-être difficile :p), je ne saurais pas avoir une garde-robe complète pour Nathan sur 1 ou 2 brocante/vide-dressing. Cet été, j’ai donc principalement acheté des vêtements pour l’été 2018. Un tiroir de sa garde-robe est consacré aux vêtements « pour plus tard« . Ils sont triés par type (t-shirt, pull, pantalon, etc.) comme ça je peux me rendre compte rapidement de ce qu’il manque ou pas. Je le consulte avant chaque brocante/vide-dressing pour ne par me retrouver avec un surplus.

Ne pas surconsommer

Vu le prix des vêtements en seconde main, on aurait tendance à avoir une garde-robe pleine à craquer. J’essaye cependant de rester raisonnable. Au fur et à mesure, on arrive à déterminer quel est le bon nombre de chaque pièce qu’il nous faut. Cela reste propre à chacun et à son mode de vie. On a reçu tellement de vêtements en taille 3 mois à la naissance que certains n’ont même jamais été portés ! J’ai donc directement réfléchis au bon nombre de pièces à avoir pour ne plus me retrouver dans ce genre de situation scandaleuse. De plus, tout comme pour ma capsule wardrobe, je veille à pouvoir assortir plusieurs pièces entre elles pour pouvoir avoir une série de tenues avec un nombre limité de pièces. Je repère aussi les vêtements qui pourront se porter en faisant des bords (les pantalons slims par exemple) pour pouvoir les mettre à Nathan plus longtemps.

Acheter du neuf de façon réfléchie

De temps en temps, je craque pour un vêtement neuf. Dans ce cas, je privilégie les marques éthiques et/ou made in Europe. Parmi mes chouchoutes : noeser (qu’on peut par exemple trouver chez le petit napo), 1+ in the family (qu’on peut par exemple trouver chez citron grenadine), my little cozmo (qu’on peut par exemple trouver chez mini’on). Pour les marques plus classiques, je me dirige vers Petit bateau (principalement pour les bodys et pyjamas dont la qualité est inégalable) et la marque belge Noukies. Une partie de ces vêtements sont fabriqués en Europe mais ce n’est malheureusement pas précisé individuellement sur l’étiquette. J’aime aussi aller chez Buissonnière où les vêtements sont malheureusement made in China mais il s’agit d’une marque belge.

Voilà, vous en savez un petit peu plus sur ma manière de fonctionner pour habiller un petit bout de 15 mois de façon responsable. Je suis preneuse de conseils, bon plans et suggestions alors n’hésitez pas à les partager en commentaires sur l’article dédié de la page Facebook du blog.

Des bisous,

Typhanie

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