Premier marché de Noël Timbi

C’était depuis longtemps dans un coin de ma tête : je voulais participer à un marché de Noël et/ou de créateurs. Un jour. Si j’ose. Peut-être. Et si je n’en étais pas capable ? Et si ça ne plaisait pas ? Et si je ne faisais aucune vente ? Mais aussi, et si je faisais de jolies rencontres ? Et si je recevais de chouettes compliments et encouragements ? Et si des gens avaient envie d’acheter mes créations ? C’est dans cet état d’esprit (mi-trouille, mi-excitation) que j’ai décidé que 2017 serait l’année du lancement de ma marque de créations Timbi et que je participerais à un marché de Noël.

En septembre, j’ai donc appris que j’aurais l’occasion d’exposer mes créations à 2 événements : les Hivernales de Gembloux le premier week-end de décembre et le marché des créateurs #2 des Gozettes le samedi 16 décembre. Aujourd’hui, j’ai eu envie de partager ma toute première expérience avec vous. Cet article est un bon moyen de revenir sur ma préparation et mon ressenti du jour J et je serai certainement très contente de le relire dans quelques années !

Oui, l’écharpe plaid était nécessaire !

Les préparatifs

Comme parfaite novice, je n’avais pas anticipé le travail à fournir pour préparer ce premier marché. Je me suis donc retrouvée au mois de septembre sans stock et avec un agenda déjà bien rempli. C’est là que mon bullet journal m’a été plus qu’indispensable ! J’ai commencé par lister les créations que je voulais proposer et estimer un nombre idéal. J’ai ensuite bloqué tous les jours libres qu’il restait pour les consacrer à la couture. En semaine je me mettais à coudre vers 19h45-20h après avoir mis Nathan au lit et profité de ma petite famille. Le week-end, je cousais pendant ses siestes et les soirées libres. Mon temps était compté et j’ai donc toujours du garder mes objectifs bien en tête. J’ai revu deux fois ceux-ci (à la baisse) pour proposer quelque chose de cohérent : un nombre restreint d’articles mais avec différents tissus pour laisser du choix. Pour chaque article, j’avais dessiné des petits carrés correspondant au nombre de pièce que je voulais créer. Au fur et à mesure, je pouvais cocher les petites cases. Et, vous commencez à me connaitre, cela me booste beaucoup !

Outre la partie couture, il a fallu penser à la décoration du stand. Pour cela, j’ai pioché dans mes décorations de Noël, celles du baptême de Nathan et emprunté l’arbre de Noël en bois à mes parents. J’ai également revu mes tarifs. C’est quelque chose de difficile à faire car il faut trouver la balance entre le prix juste du produit (compte tenu de la matière première, du temps consacré et des taxes) et le prix attractif pour le futur acheteur. J’avais déjà un stock de cartes de visite mais c’est quelque chose d’indispensable !

Pour la prochaine fois : mieux anticiper ! Je pense qu’il faut préparer les marchés de Noël dès le mois de janvier (ou presque) si on souhaite en faire plusieurs. Mais cela a aussi été un bon moteur qui m’a motivée au jour le jour pour avoir un stand suffisamment fourni.

Les jours J

Le 1er décembre, j’ai pu m’installer dans le chalet numéro 4 (comment ça ce détail n’a aucune importance ?). J’avais prévu une nappe transparente à placer sur la « tablette » du chalet pour être sure de ne pas abimer ou tacher mes créations. Nous avons tout installé avec ma soeur en tirant parti des endroits où nous pouvions suspendre une ficelle. A 17h, nous étions déjà congelées (malgré les 6 couches de vêtements et la chaufferette) et il n’y avait pas grand monde à l’horizon. Puis, petit à petit, les gens ont commencé à arriver. Et j’ai fait une vente. Puis, une deuxième. Et une troisième. Et … Ca y est c’était lancé ! J’étais heureuse. Heureuse tout d’abord de me sentir si bien entourée par mes proches venus tenir le chalet avec moi, me faire coucou, faire leurs achats de Noël, m’envoyer des messages d’encouragement etc. Et heureuse aussi grâce aux « inconnus » qui ont complimenté mon travail et fait des achats !

On a bien entendu craqué pour des croustillons et une gaufre !

Il n’y a pas eu énormément de monde mais j’ai atteint l’objectif que je m’étais fixée (de manière tout à fait arbitraire puisque c’était une première fois). Et je suis donc rentrée chez moi contente et satisfaite de cette première expérience. Je n’ai pas (encore) eu le temps de me poser puisque j’ai enchainé avec les préparatifs de mon second marché, mon stock ayant bien fondu !

Alors, on ne va pas se mentir, c’est stressant et fatiguant. Mais, sincèrement, ça vaut le coup ! J’ai appris beaucoup de choses et cela me donne déjà de nombreuses idées pour l’an prochain. J’attends avec impatience samedi pour pouvoir comparer ces 2 ventes qui sont, en soi, fort différentes.

J’en profite pour dire un énorme merci à ma soeur de m’avoir accompagnée tout le week-end dans le froid et mon mari pour avoir assuré à fond à la maison pendant ces préparatifs !

Des bisous,

Typhanie

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